Piqure de tique : les risques de la maladie de lyme

Nous redoutons les piqures de tiques et à juste titre. Pouvant transmettre des maladies parfois mortelles, les tiques sont présentes dans beaucoup de lieux que peuvent fréquenter nos animaux : sous-bois, grandes herbes, broussailles, etc. Elles attendent sournoisement notre passage et surtout le passage de nos pauvres petites bêtes sans défense. Les morsures de tiques ne sont pas à prendre à la légère. Alors, quels sont les bons gestes à pratiquer quand on trouve une tique sur notre animal ? Quels sont les choses à ne pas faire ? Quels sont les risques, plus particulièrement, la fameuse et sinistre maladie de lyme ?

Les risques (maladie de lyme)

Les piqures de tiques peuvent véhiculer bon nombre de bactéries néfastes pour l’homme et certaines espèces animales, comme nos amis les chiens et les chats. Une maladie pouvant être induite par ces bactéries est la maladie de lyme. Cette maladie infectieuse est provoquée par une bactérie (Borrelia burgdorferi), et est transmise par certaines tiques (les Ixodes ricinus, ou « tique des bois ») au moment de leur repas de sang. Toutefois, il faudra que la tique soit en contact au moins 48 à 72 heures pour qu’elle puisse transmettre la maladie. Mais plus la tique reste accrochée longtemps à la peau, plus le risque d’infection est important. Il est donc important de la retirer le plus rapidement possible.

La maladie de lyme est plus présente en automne et au printemps, période d’activité maximale des tiques (elles se multiplient à une température extérieure comprise entre 5 et 20°C).

Outre la maladie de lyme (appelée borréliose), d’autres maladies peuvent être transmises lors d’une piqure de tique :

  • la piroplasmose : cette maladie est liée à des parasites (les piroplasmes) que les tiques transmettent aux animaux lorsqu’elles les mordent. Ces parasites détruisent les globules rouges de nos animaux, chien ou chat. Et le manque de  globules rouges (anémie) est néfaste pour les organes, qui montrent alors des signes de défaillance (insuffisance rénale, toxicité sur le foie,…). Dans les cas les plus sévères, la piroplasmose peut causer le décès de votre animal.
  • l’ehrlichiose : cette maladie est liée à des bactéries (Ehrlichia canis) que les tiques transmettent à l’animal lorsqu’elles le mordent. Elle se traduit principalement par une fatigue, fièvre et douleurs articulaires. Au niveau sanguin, on note souvent une diminution des cellules sanguines (globules blancs, globules rouges et plaquettes), par atteinte de la moelle osseuse. Dans sa forme la plus grave, votre animal peut décéder.

Les choses à NE PAS FAIRE en cas de piqure de tique

Avant tout, il faut apprendre à éviter les erreurs pour pourraient aggraver la situation :

  • Utiliser de d’alcool, de l’éther ou de l’essence sur la tique : cela contribue à la faire régurgiter tout en restant accrochée, libérant ainsi par régurgitation de nombreux agents pathogènes de ses intestins vers le sang, augmentant ainsi le risque d’infection
  • Ne pas surveiller les jours suivant une morsure de tique : surveillez très attentivement la zone de piqûre, et ce jusqu’à 1 mois après morsure. Un érythème migrant peut apparaître. Il s’agit d’une plaque rouge de forme ovale qui se forme autour du point de morsure, s’étendant progressivement durant plusieurs semaines. La peau, en son centre, retrouve un aspect normal, mais les bords sont très rouges. Cet érythème peut être accompagné d’une fièvre, de maux de tête ou encore de douleurs articulaires et de fatigue. En cas de doute, consultez immédiatement un vétérinaire, ou un médecin le cas échéant.

Les BONS GESTES lors d’une piqure de tique

Votre animal s’est fait piquer ? Ne paniquez pas, mais agissez rapidement avec les bons gestes.

Il est important d’extraire la tique en prenant soin de retirer la tête. L’utilisation d’un tire-tique, disponible en pharmacie, rend ce geste simple et sûr (je vous mets un lien vers Amazon pour ceux qui veulent pouvoir comparer les prix : tire-tique et pinces pour tiques).

Dans la pratique, il suffit de glisser l’extrémité du tire-tique entre la peau et la tique, en glissant la tête de la tique dans la petite rainure prévue à cet effet. Ensuite, en tirant doucement, il faut faire tourner le tire-tique entre le pouce et l’index. La tique va se « dévisser », sans traumatisme et sans arracher la tête. En l’absence de tire-tique, vous pouvez utiliser une fine pince à épiler et appliquer également un mouvement de torsion.

Si le rostre (les « crocs » de la tique enfoncés dans la peau) est resté planté, ne vous inquiétez pas. Une petite grosseur pourra persister pendant quelques jours, voire quelques semaines, mais celle-ci finira par disparaître. Désinfectez la zone de piqûre avec de l’alcool modifié ou un antiseptique à base de chlorhexidine, d’hexamidine ou de povidone iodée, mais j’insiste bien, seulement une fois la tique enlevée.

En savoir plus !

La prévention est votre meilleure arme.

En premier, vous pouvez télécharger ce guide PDF de SANTÉ PUBLIQUE FRANCE, expliquant comment reconnaître, prévenir et se protéger de la maladie de lyme. C’est succint, pertinent et très bien fait !

Vous trouverez aussi sur AMELI, le site de la SÉCURITÉ SOCIALE, tout sur piqure de tique et prévention de la maladie de Lyme.

Enfin, pour ceux qui aiment bien voir en vidéo plutôt que lire, voici une vidéo du site DOCTISSIMO présentée sur Youtube :

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